Mes livres - La petite Griffonne 2

Avez vous   lu mon premier ouvrage ?

 Si oui vous comprenez que je peux être fière de moi, rapidement une réédition fut nécessaire ! Merci a tous ceux qui se sont précipités pour se procurer ce livre qui s’il n’est pas de chevet mériterait une place sur votre table de nuit. Ne serait-ce que pour la photographie de la couverture ou je suis tout à mon avantage.Mes aventures, mes états d’âme, mes colères, mes tristesses et surtout ma joie de vivre ont conquis bien des lecteurs, amis des animaux, qui attendaient, réclamaient une suite à ces élucubrations canines. C’est mon grand ami qui baptise ainsi ma prose.Surmontant ma paresse légendaire, je me suis donc remis à l’ouvrage.

 Vous trouverez  dans ce recueil  des nouvelles inédites. Les malheurs de Fifi en première partie, puis des écrits concernant d’autres intervenants, des chevaux, des chats et autres adorables quadrupèdes.

Certains de mes textes qui vous paraîtront au premier abord empreint de tristesse sont au contraire un formidable cri d’espoir.   Les situations les plus dramatiques débouchant sur un immense message d’espérance.

 Devant la maltraitance, apanage de certains êtres répugnants, d’autres humains se dressent et combattent avec tous leurs moyens cette discrimination qui peut être quelquefois horrible.

Nous autres, animaux de toutes sortes, nous  ne les remercierons jamais assez

 Mais n’ayez crainte, ma bonne humeur légendaire sera communicative, vous passerez un agréable moment en ma compagnie.C’est mon plus cher désir

 

Extrait

          L’eau joue un rôle très important dans la vie. Il n’y aurait pas de vie sans eau.  Ce liquide, H2O, incolore, inodore, insipide, transparent, a marqué le cours de mon existence. Je ne reviendrai pas sur l’instant abominable qu’est celui de la douche, J’y ai consacré un chapitre complet, rappelez-vous, dans ce magnifique ouvrage   ‘’La petite Griffonne’’ que vous avez certainement déjà lu . Vous avez compris en lisant ma prose à ce sujet que nous n’entretenions pas des relations d’amitié.  Je l’apprécie seulement pour étancher une petite soif les jours de canicule. Je crois que mon aversion remonte au jour déjà lointain  ou malencontreusement, victime d’une glissade, je suis tombée dans la piscine. Laissons derrière nous les horribles  souvenirs du passé. L’eau dont je vais vous entretenir aujourd’hui est celle de la rivière. La véritable, l’impétueuse, la sauvage, la fière, la seule digne de ce nom. Dans ses flots pollués paraît-il, on y trouve toutes sortes de choses. Des bouteilles, des   morceaux de fer, quelques détritus, du bois, de  vieux papiers gras ayant contenus les restes d’un sandwich, des chaussures dépareillées. une vieille bicyclette rouillée.. Prévert, ce grand poète, étant plus doué pour les inventaires que moi, je lui laisse son petit job. Même si dans cette eau dont je vous parle quelques ratons laveurs égarés de sa prose s’y  ébrouent. On y trouve également des poissons ! Ce qui est bien naturel (comme l’assure un thon de ma connaissance) Ce sont ces   vertébrés aquatiques et peu causants que mon grand ami c’est mis dans la tête   d’aller taquiner. Depuis que cette idée géniale lui trotte dans la tête, il ne tient plus en place.

Vous pensez à juste titre que c’est moins dangereux que d’aller chatouiller  le  félin dans les réserves de la lointaine afrique. Détrompez-vous ! Pour le commun des mortels c’est évident. Mais lorsqu’il s’agit de mon maître  le péril est plus grand, Malheureusement il ne s’adresse   pas uniquement à lui, ce généreux le partage avec son entourage. Passons rapidement sur les deux journées, trois heures et quarante-deux  minutes qu’il a passé à rechercher ses gaules, un matériel dépassé qui avait servit depuis bien longtemps   de tuteurs aux fleurs qui agrémente l’entrée de   notre maison. Son épouse avait trouvé plus esthétique ces morceaux de jonc vernis que les vulgaires morceaux de noisetiers cueillis par son mari dans la forêt avoisinante. Evitons de parler des fils emmêlés, des bouchons décolorés, des lignes détériorées et des instruments rouillés qui peuplent son panier de pêche. Seul le tire-bouchons du type sommelier est encore en bon état. On se demande pourquoi ?

 « Tu viens avec », m’a t-il lancé d’un ton péremptoire. Je me suis précipité sur les siéges arrières de la petite Renault. Nous avons pris la direction de Besançon, Superbe ville ou s’épanouissent une quantité de magasins spécialisés dans la vente des articles nécessaires pour pratiquer ce sport extrême. Ce fut la partie la moins périlleuse de l’aventure. Moins périlleuse mais un peu triste. Il avait choisit un magasin important, genre de mini grande surface, à l’enseigne du paradis des ‘’taquineurs de gougeons’’. Mais hélas dans cette antre destinée au préalable à la joie du chevalier de la gaule, on trouve également de tout. Pendant qu’il parlementait avec un individu au faciès peu recommandable qui s’était présenté comme le gérant de l’établissement, je me suis promené dans les allées poussiéreuses encombrées par des   marchandises de toutes sortes. Et soudain… surprise ! Dans le fond de cette caverne d’Ali Baba, quelle ne fut pas ma stupéfaction de découvrir une véritable ménagerie.

  J’ai aperçu, en plus de pauvres chiots endormis, et  de  chatons joueurs quelques jolis petits hamsters grignoteurs, des cochons né en France mais baptisés ‘’d’inde’’, des souris pas tout à fait blanches et  un rat sympathique qui se morfondait derrière la vitre de l’aquarium dans lequel il se trouvait. Un aquarium !…  Ce n’était pourtant  pas un rat d’eau. ! J’ai bavardé avec ces malheureux pendant que mon grand ami choisissait soigneusement un matériel sophistiqué qui allait lui permettre de faire concurrence avec un  personnage religieux très connu qui fit des miracles. Au vu du montant facturé, j’ai compris que le mois prochain j’allais devoir me contenter de croquettes hypocritement qualifiées de premier prix. Appellation servant à    dissimuler des boulettes de sciure à la saveur insipide. Dans ma gamelle, la viande rouge dont je raffole risquait fort d’être remplacée par des reliefs de repas agrémentés heureusement de couenne de jambon. Cette première partie ne mit en danger que le compte courant de la famille, déjà éprouvé par les multiples prélèvements et augmentations de toutes sortes. La hausse du carburant, le tiers provisionnel et le dernier procès verbal   pour excès de vitesse. Nous rentrâmes, lui guilleret et moi anxieuse.

Dés son arrivée, j’en tremble encore, il décida de tester ce matériel plus onéreux qu’efficace  conseillé par un vendeur   doué mais pas très honnête.

« Tu vois Fifi,  m’a t –il expliqué, une grande dextérité est nécessaire. Si le poisson ne vient pas à toi, c’est toi qui dois aller à lui, (ça me rappelle un  auteur connu, mais qui ne faisait pas dans la canne à pêche )   Admire, j’étais un champion auparavant ».

Champion est un bien grand mot pour qualifier la démonstration qu’il nous fit.

Il a du se tromper, ce devait être au chamboule-tout qu’il excellait. Bouteilles à moitié vides, verres à moitié pleins et assiettes sur la table, linge de cuisine, casserole sur la plaque de cuisson, vase avec quelques fleurs fanées, rien ne lui résistait. Les chats, ces prédateurs immoraux qui avaient pressentis le danger s’étaient réfugiés au-dessus d’une armoire d’ou ils observaient en toute sécurité le carnage. L’apothéose… c’est quand il tenta de m’accrocher par le collier avec son hameçon. Je me suis dissimulée  sous la petite table du salon en attendant qu’il termine les extravagances qui ne faisaient rire que lui.    Son épouse, inquiète du vacarme inhabituel provenant  de sa cuisine fit une entrée remarquée, happée par le ‘’triple’’ qui s’était accrochée dans le beau chemisier jaune, sa couleur favorite, qu’elle étrennait ce matin la. C’est son apparition salvatrice qui nous tira de ce grand péril qui nous menaça.  La fin de semaine approchait à grandes journées.  Le patron de Micky ne quittait plus notre   domicile, car il   participait également à l’aventure. Je me réjouissais  d’un week-end complet avec le petit fox. Mais une inquiétude sournoise nous dévorait insidieusement. Qu’allait-il se passer durant ces deux journées consacrées à l’ouverture de la pêche ?

         Mon grand ami avait récupéré une vieille tente canadienne au fond du grenier. Elle avait fait son bonheur alors qu’adolescent, il gouttait aux joies du camping sauvage dans le cadre majestueux du ballon d’Alsace. Cette ancêtre aurait certainement remporté un vif succès lors d’une exposition  présentant les prototypes préhistoriques  qu’employaient nos ancêtres lorsqu’ils gouttaient aux délices de la vie extérieure.  Elle était délavée,  vétuste, rapiécée et trouée.   Nous allions  passer la nuit à l’intérieur de cet abri précaire, le patron de Micky, mon grand ami, le petit fox et moi,  afin d’être sur pied à la première heure. Damne ! Nous ne devions pas faire attendre la carpe, le brochet ou le goujon.Deux autres quidams, des connaissances,  étaient également de la fête. Plus avisé, l’un d’eux  avait   emprunté  un matériel bien plus moderne, celui qu’utilisaient ses petits enfants lors de leurs vacances nomades, quand ils partaient goûter aux joies du plein air. Un mignon petit chat gris les accompagnait.  Le samedi soir, deux voitures, quatre personnes, deux chiens et un  adorable greffier prirent donc la route afin de rejoindre l’endroit repéré quelques journées auparavant. Le coin avait été copieusement amorcé de façon à ce que le poisson soit sur place, frétillant d’impatience, réclamant à corps et à bulles l’asticot ou le ver de terre démoniaque qui fera de lui une prise de choix. Grisou, le petit félidé se pourléchait d’avance les babouines. Je n’ai pas eu le cœur de le détromper, il était encore jeune pour bien connaître nos grands amis.

Arrivés sur place, le montage de nos gîtes éphémères fut un morceau d’anthologie. Quarante longues années que mon grand ami n’avait plus passé une nuit sous les étoiles. Et c’est lui qui pris la direction des opérations ! Un bazar pareil ! On n’avait jamais vu ça depuis une certaine débâcle…Il y a bien longtemps. Tant bien que mal, plutôt mal, le campement pris forme. Puis on prépara le matériel de pêche à grand renfort d’apéritifs. Micky et moi étions inquiets car nous n’apercevions aucune trace de nos écuelles…Suspect ! Je m’ouvris de cet important problème à mon maître.

 « Ne t’en fais pas ma Fifi, tu me connais, tout est prévu  ! »

 C’est justement parce que je le connais   que j’étais tellement préoccupée.

Grisou nous parlait des nombreuses prises que les chevaliers de la gaule ne manqueraient pas de faire le lendemain et dont il pourrait bénéficier. Crédulité féline…

     Dix-neuf heures sonnèrent au clocher de la petite église avoisinante. On  nous mis en laisse, Grisou également. Puis la petite troupe pris gaiement la direction de l’auberge du canal. Les filous avaient vraiment tout prévu. Table  dressée  et fauteuils aussi accueillants que les bras de l’aubergiste. Nous autres, les animaux (quoique ?) n’avions pas été oubliés. Deux énormes gamelles remplies de bonnes choses nous attendaient, une plus petite  était destinée au  chat. Un accueil pareil s’arrose, c’est d’usage, le repas aussi, c’est aussi d’usage, dûment c’est la tradition! Les ‘’ petits’’ cognacs qui accompagnèrent un café revigorant firent monter sensiblement l’ambiance qui régnait en cette fin de soirée. Enfin la table  fut débarrassée et nos lascars se lancèrent dans des parties de cartes aussi endiablées qu’arrosées.

   Quelques bribes de leur conversation perçaient la douce béatitude dans laquelle  mes deux amis et moi  avions plongés. Il était souvent question d’atout, d’excuse et de petit qui voyait rarement le bout.

 Le bout de  la nuit serait plus le terme approprié. Car c’est  tôt le matin que les noctambules, ‘’légèrement’’ éméchés prirent en chantant la direction du campement. On se couchât, je me suis collée contre mon grand ami, Micky contre son maître, dont les pieds dégageaient une odeur redoutable, mais le petit fox à l’habitude.  Et tout ce petit monde tomba dans les bras de Morphée.

                                                                    Le réveil fut moins euphorique. Avec tambour et trompettes, et avec encore une fois le clocher du village,  qui sonnait tel le glas, cette fois, les douze coups de midi. Et surtout par les épouses de ces messieurs qui arrivaient, joyeuses et impatientes de goûter au  barbecue que leurs chers époux leur avaient promis. Nos disciples de Bacchus pris la tête sur l’oreiller eurent du mal à expliquer pourquoi le poisson guilleret tournait, hilare, autour de bourriches qui ne contenaient que quelques bonnes bouteilles de vin d’Alsace misent au frais en vue de l’apéritif dominical. Ils ne purent expliquer  la raison pour laquelle les gaules soigneusement préparées la veille n’avaient pas exécutées la tache qui leur était destinée. Je n’eus pas droit à un régime de faveur, ma maîtresse, mine renfrognée et œil vengeur m’a houspillée en m’accusant de ne pas avoir réveillé son mari.

«  Tu ne vaux pas mieux que lui… » m’a t-elle lancée sur un ton vinaigré.

Vers treize  heures trente, après de multiples tentatives pour allumer un feu récalcitrant qui récalcitrait, comme il se doit, nous reprîmes le chemin de ce sympathique endroit ou nous avions passé la plus grande partie de la nuit. Le tavernier, alerté par mon grand ami, avait préparé des assiettes de viande froide et des frites chaudes. (Et à nouveau de splendides écuelles pour nous) Mais aucune bouteille ne fit son apparition sur la table tristement désertée par le beaujolais de la veille. Les penauds, eurent droit au liquide du même nom que celui qui abritait dans la rivière la faune aquatique. Une génération de poissons blancs dont le récit, les longues soirées d’hiver au coin du trou d’eau, égaiera longtemps  leurs petits   quand ils écouteront, ouies toutes grandes ouvertes, les  exploits de ces chevaliers modernes de la gaule. .

C’est chouette l’ouverture de la pêche…non ? Vous n’êtes pas tentés   ?

 

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Commentaires

28.04 | 14:44

Salut Claude.avec l âge tu deviens économe on fait de même y en a marre d être pressé comme des citrons.

Amitiés Rabbi Jacob Michel Demange

...
13.09 | 01:10

Salut Claude, bonjour de mon île. Toujours dans le coup, mes félicitations très réussie ta page. Bon anniversaire aussi. Amitiés .

...
22.02 | 18:33

la suite

...
22.02 | 18:30

pas mal

...
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